Aujourd’hui, je me sens comme un dimanche, libre de toutes contraintes. Demain, je reprend le boulot.

J’ai donc fait quelques courses en prévision de ce week-end laborieux. Trois jours que je n’ai pas pris de bain de foule ! Direct, le moyen hyper marché interurbain. Là,  j’ai failli acheter le bouquin de F. Hollande pour les besoins de ce journal.

Non, pas que j’avais honte, loin de là. L’ouvrage discret et sérieux, mitterrandien, passe inaperçu dans un caddy. Oui, je possède des livres de Mitterrand, héritage de mon grand-père.

Non, je n’avais pas peur. Il faut vous dire qu’autour de moi, je n’avais que des gens du peuple, du potentiel hollandiste à 80%, au deuxième tour ! La petite gauche laborieuse, la maladroite, celle qui s’accroche encore à son pouvoir d’achat et qui s’inquiète pour ses gosses et parfois ses parents. A cause de mon pouvoir d’achat, justement ?

Et non. Moins de neuf euros pour « changer de destin », trois euros pour « qu’ils s’en aillent tous » et  deux euros pour les « indignés ! »… On attend avec impatience le prix et le titre de l’ouvrage de notre Président. On sera fixé.

Non, je ne l’ai pas pris. Je trouverai bien un militant socialiste pour me l’offrir… Avec une chouette dédicace …  « A la petite gauche et maladroite. Désolé. Affections. François. »

Et j’ai changé la caisse du chat. Il s’appelle Apache. C’est un vieux guerrier fatigué mais philosophe. Nous avons dix-neuf ans de vie commune, nous savons tous deux que bientôt nous allons être séparés. J’aimerai bien être à la hauteur…