Marre de gratter le pare-brise au petit matin… C’est la réflexion numéro un au boulot. Tout le monde attend le printemps, les petites fleurs et le soleil cajoleur. Dans mon garage à vélos, ma bicyclette ronge son frein.

Hier soir, le candidat Sarkozy sur une chaîne amie (ah, les mimiques rosies de pucelle de Franz Olivier Giesbert), Sarko the One, cabotin et dynamique, joue du pipeau. Nicolas l’insurgé, qui découvre l’injustice fiscale, lui ancien ministre du Budget et des Finances. Nicolas trémolo, mari abandonné : Fouquet’s  et  Bolloré, c’est la faute à Cécilia. Nicolas, tireur d’élite dans la Marine : tout ça, ma pauv’ dame et mon bon monsieur, c’est la faute aux étrangers et aux chômeurs ! Nicolas le voyou, coups bas au-dessous de la ceinture, tous les coups sont permis, pour Fabius supporter de DSK. Nicolas, l’actor studio, aurait pu jouer dans « The Artist ». Ah, oui,  dans un film muet… Louis de Funès démasqué….

Marre, marre, de Nico, vive le printemps ! Merde, mon anti-sarkosisme primaire m’égare !  

En zappant, j’ai aperçu aujourd’hui, le doux sourire de Poutou, qui mine de rien trouve sa place. Le Front de Gauche de Mélenchon, atteint lui les 10%. Rien d’étonnant.

Le 1er décembre dernier, Mélenchon  était à Talence. Je débauchais à 20h30 alors que le spectacle débutait à 20h. Je tentais ma chance. Impossible de se garer à moins de marcher longtemps, l’autre rive de la Garonne ! Beaucoup de monde déjà. J’étais rentrée chez moi, incrédule. Hollande en favori, la gauche de la gauche se frise décomplexée. Si Sarkozy remonte, on reparlera du vote utile.

Marre, marre, de tous ces dilemmes, de tous ces si et tout ceci ! Vivement le printemps !