Cinq jours d’abstinence de mots. Cinq jours passés à digérer la boue médiatique de cette campagne. La nausée. Ah, le grand écart de not’ Président, passant avec la légèreté qui le caractérise, de l’extrême droite (l’immigration) à l’extrême gauche (faire payer les riches). Si vous le voyez claudiquer à la télé, c’est qu’il se sera froissé un muscle… Ah, l’occitan du Béarnais à la rescousse d’un discours inaudible. Ah, l’infâme blondeur de la  Marine qui veut créer un ministère de la fraude aux alloc ! Ah, la certitude de Hollande : le chantage au 21 avril fera le reste…

 

Ca y est, ils ont presque tous leurs 500 signatures. Finalement, ce système n’était pas si mauvais que ça. Ouf, la Démocratie est sauvée !!!

Moustaki soutient le NPA. Seul sourire de cette semaine politique. « C’est mieux que Barbelivien… » se marre Poutou. Le bon sens prolétaire…

 

Voilà, c’est reparti pour un tour officiel. Délire de démago, surenchère, langue de bois, mensonge et opportunisme : les armes du candidat. Tous les coups sont permis et seules comptent les courbes (« alors ça se croise ou pas ? ») des sondages.

 

Il y a des jours comme ça, où l’on préférait prendre la Bastille direct plutôt que se coltiner tout ce cinéma, cette super production en millions d’Euros. Je ne tiendrai pas jusqu’au 6 mai. La nausée.

« Tu nous ferais pas une petite dépression, toi ? » s’inquiète ma meilleure amie.

- T’inquiète… Cela me fait toujours ça à l’approche du printemps surtout si il est électoral ! »