Vous n’avez pas vu hier à la télé en mondovision, notre République Irréprochable, commémorer la victoire du 8 mai 1945, victoire de la civilisation sur la barbarie ?

Il y avait ensemble (tout est possible, hein ?), le Président sortant pas encore sorti et le Président entrant, pas encore entré à l’Elysée… Le sortant, bien sorti dans les urnes, jouant au grand qui introduit le p’tit nouveau, l’allumage de la flamme en forme de bizutage. Le grand, enfin le petit, soignant dignement sa sortie en essayant de grandir sa stature après sa petite campagne, digne d’un barbare…Le p’tit nouveau, grandi par sa victoire, essayant de pas commettre d’impairs, intimidé par la charge immense qui l’attend.

C’était magnifique !!! Une belle histoire… sauf que l’on entendait derrière les barrières, les mauvais perdants crier leur désarroi et leur mépris pour le petit nouveau, démocratiquement élu et leur amour démesuré pour leur chef suprême destitué… On aurait pu même s’attendre à des suicides !  Le clivage, un instant gommé, par le 8 mai, se révélait encore plus fort pour juin. La bataille a déjà commencé. La droite crie au loup et s’indigne : « comment ça… On ne peut donner tous les pouvoirs à un seul parti ! » « Si, si, vous l’avez fait vous-même si longtemps… » Là, c’est moi qui leur répond car la Gauche pour l’instant ne dit mot. Elle se repose un peu avant le combat. Elle s’accorde un répit, savoure sa performance avant la passation du pouvoir. Le jour J, où son candidat prendra officiellement ce pouvoir, le jour J aussi où la France dira officiellement au revoir et adieu à Nicolas Sarkosy…